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Pour le Sous-Préfet, Réaup est administrativement Lot-et-Garonnais; pour le géographe, la commune est landaise; pour le cyclotouriste, son relief est vigoureusement "gersois"... Réaup est souvent contradictoire...
Dernière commune orientale du massif forestier landais, elle souffre de la sécheresse de son sable, est pauvre en eaux de surface - 2 lacs reliés par le "Capignon", ruisseau riche en truites -, mais ses eaux souterraines abondent : résurgence de Pèlehaut à l'eau fraîche et pure, résurgence de Pouylac, de Cap Lisse, source de Cieuse... Son relief karstique porte de nombreux "Clots", entonnoirs parfois encore humides, doline de Las Clottes...
Histoire
Appartenant à un canton agricole, Réaup, toujours original, resta longtemps un village d'ouvriers : gemmeurs, bûcherons, qui dès le XIXe siècle s'opposèrent au Second empire, s'organisèrent en « Société de Secours Mutuels », organisme de protection sociale avant l'heure. Sous le régime de Vichy, la forêt abrita les maquisards, symboles de son esprit indépendant.
Aujourd'hui la commune a perdu ses résiniers, ses potiers, et seules, deux entreprises artisanales offrent une trentaine d'emplois.
Cap "Tourisme" !
Les responsables de Réaup se tournèrent vers le tourisme vert, s'associant à l'initiative de Mézin. La base de loisirs de Lislebonne accueille l'été de nombreux touristes et ses dix-huit gîtes et son camping assurent un hébergement de qualité dans un superbe cadre lacustre et forestier.
Le visiteur amoureux du patrimoine pourra découvrir « Las Naou Peyros », cromlech préhistorique, trouver les traces romaines du « Camp de César » dominant la Ténarèze, admirer la vieille église de Cieuse et sa vierge du XIe siècle, et rencontrer quelques maisons landaises à l'auvent caractéristique.
Chez Sylvie, il pourra se rafraîchir, faire ses provisions et bavarder avec un « paloumayre » fier de lui montrer sa palombière et d'en expliquer les secrets.
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